Numéro 5 - 5 septembre 1996 - Pleins Feux Sur Chrysler


Numéro 5 - 5 septembre 1996 - Pleins Feux Sur Chrysler




«Les questions que nous négocions chez Chrysler sont vraiment délicates. Il sera peut-être impossible d'obtenir le règlement que nous escomptons sans recourir à la grève», selon le président dex TCA, Buzz Hargrove.

(Toronto) – Les médias décrivent souvent Chrysler comme étant le troisième des Trois Grands de la fabrication automobile. Mais une étude du dossier Chrysler suffit pour illustrer que l'entreprise se défend très bien quand il s'agit de faire de l'argent. Les bénéfices réalisés par Chrysler concordent très bien avec ceux de Ford et de General Motors. Voilà pourquoi Chrysler doit prendre les devants et s'engager à maintenir des emplois bien rémunérés dans nos collectivités.

«Dans le cadre de cette ronde de négociations, Chrysler a été choisie comme cible car c'est l'entreprise auprès de laquelle nous croyons pouvoir obtenir, avec le moins de sacrifices possible, le meilleur règlement sur des questions syndicales prioritaires qui touchent tous nos membres», a déclaré M. Hargrove.

Voici encore quelques données à propos de Chrysler :

  • Chrysler Canada a réalisé l'an dernier des bénéfices de 83 millions $. Cette somme est réduite à cause du réoutillage de l'usine de mini-fourgonnettes de Windsor. Pour 1996, on prévoit des bénéfices bien supérieurs. Au cours des trois années allant de 1993 à 1995, Chrysler Canada a réalisé des bénéfices totaux de 548 millions $.

  • Cette année, Chrysler est en bonne voie de réaliser un bénéfice
    record mondial de tous les temps. Grâce à la fabrication à pleine capacité des nouvelles mini-fourgonnettes et autres véhicules, Chrysler a déjà généré 2 milliards $US uniquement pendant la première moitié de 1996, soit en gros le total de toute l'année précédente.

  • Selon Buzz Hargrove : «Les succès futurs ne doivent pas servir uniquement à payer aux gestionnaires des salaires énormes, des primes, des options sur les actions et des régimes de retraite.» Il a noté que le salaire et les primes de Robert Eaton, DG de Chrysler, se chiffrait à 3,7 millions $US en 1995, soit une augmentation de 301 % par rapport à 1990. Le DG a reçu 435 000 $ supplémentaires en options à long terme sur les actions. Sans parler des avantages de retraite et des nombreux autres avantages indirects.

  • En 1990, le DG de Chrysler gagnait, en salaire et en primes, 28 fois le salaire régulier d'un assembleur canadien. En 1995, ce ratio s'établissait à 110.

«Les travailleurs, leurs familles et leurs collectivités doivent obtenir leur part de cette richesse grâce à une sécurité d'emploi améliorée, des heures de travail réduites, des augmentations de salaire et de meilleurs avantages», conclut M. Hargrove.


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