MISE À JOUR -- LIGNES AÉRIENNES CANADIEN



MISE À JOUR -- LIGNES AÉRIENNES CANADIEN


Le 5 décembre 1996

Le président des TCA, Buzz Hargrove, et les membres du comité de négociation de la section locale 1990 des TCA se sont rendus à Ottawa cette semaine pour rencontrer le président-directeur général des Lignes aériennes Canadien, Kevin Benson, le ministre des Transports, David Anderson et le ministre du Travail, Alfonso Gagliano.

Vers la fin des discussions, les membres du comité de négociation ont décidé que l'enjeu principal éait de tenter d'obtenir, de la part du gouvernement, qu'il s'engage à favoriser un climat de stabilité afin que les concessions salariales demandées aux employés des Lignes aériennes Canadien ne servent pas simplement d'acompte sur la prochaine série de concessions.

Les membres du comité de négociation, un certain nombre d'analystes et le premier ministre Glen Clark sont d'avis qu'il est évident que sans une certaine forme de stabilité, la crise des Lignes aériennes Canadien se poursuivra à cause des pratiques concurrentielles destructrices qui règnent actuellement dans l'industrie.

Les membres du comité de négociation et M. Hargrove ont encore une fois fait la preuve selon laquelle les salaires ne sont pas la cause du problème et que, d'ailleurs, c'est la quatrième fois qu'on demande aux employés d'accepter des concessions salariales à seule fin de voir cet argent servir à faire voler encore plus de sièges vides dans une vaine tentative visant à évincer les concurrents du marché.

Alors que M. Hargrove et les membres du comité attendaient à Ottawa pour prendre leur avion vers Toronto, le ministre du Travail, dans un geste sans précédent, a annoncé que la Chambre des communes prévoyait recourir à l'article 107 de la Loi sur les relations du travail pour ordonner la tenue d'un vote sur la dernière offre de la compagnie.

L'offre initiale a été faite le 1 novembre et laissait le choix entre accepter une coupure de 10 pour cent, et perdre votre emploi. À ce moment-là, M. Benson a fait savoir qu'il n'y aurait ni implication gouvernementale ni n;égociation avec la compagnie. À l'heure actuelle, suite aux pressions, la demande de concession salariale, malgré qu'elle soit toujours injustifiable, se chiffre à moins de 5 pour cent; cependant, il n'existe toujours aucune garantie, quelle qu'elle soit, à l'effet que la compagnie ne reviendra pas nous demander des concessions suppl‚mentaires dans un avenir plus ou moins rapproché.

Des discussions se tiennent depuis midi aujourd'hui entre les membres du comité de négociation de la section locale 1990 des TCA, la compagnie et le ministre du Travail.

En outre, le premier ministre Glen Clark a téléphoné tard hier soir pour nous dire qu'il conçoit qu'il est sans précédent que le gouvernement ordonne un vote, et il se porte volontaire pour aider de toutes les façons qu'il peut afin qu'on en arrive à une solution.

M. Hargrove et les membres du comité de négociation ont toujours soutenu que si nous pouvions régler cette crise par un règlement négocié que nous estimons le meilleur possible pour les membres et leurs familles, en fait pour tous les employés des Lignes aériennes Canadien, nous soumettrions ce projet de règlement au vote des membres.

Certaines personnes ont toujours voulu passer au vote, même lorsqu'il s'agissait de se prononcer sur la coupure initiale de 10 pour cent, et elles veulent toujours procéder au vote à l'heure actuelle. Nous croyons que ces travailleuses et travailleurs ont tout à fait le droit d'exprimer leur opinion. Cependant, le comité de négociation jouit toujours d'un appui considérable de la part de membres TCA emploéy‚s par les Lignes aériennes Canadien d'un bout à l'autre du pays. Étant eux-mêmes des employés combinant au total plus de 100 ans d'ancienneté et risquant de perdre leur emploi, les membres du comité de négociation sont d'autant plus conscients du stress incroyable que nos membres en particulier, leurs familles et les employés des Lignes aériennes Canadien ont vécu, non seulement au cours du dernier mois, mais également au cours des cinq dernières années alors qu'une crise n'attendait pas l'autre.

Nous avons comme objectif de travailler pendant le reste de la journée afin de voir jusqu'oò nous pouvons aller dans le cadre de la négociation d'une solution; par la suite, les membres du comité de négociation décideront quelle sera la prochaine étape.



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